Le corps
Le corps est une nouvelle de Stephen King, publiée dans le recueil Différentes Saisons. Elle a adaptée au cinéma sous le titre Stand by me avec les acteurs Wil Wheaton, River Phoenix, Corey Feldman, Jerry O'Connel et Kiefer Sutherland.
Je suis une fan absolue de ce film et j'ai toujours eu peur de lire la nouvelle. Parce que ce que j'aime dans le film c'est la complicité entre les personnages et j'avais peur de perdre ça à l'écrit. Mais lorsque j'ai décidé de me lancer je n'ai pas été déçue.
L'histoire est celle de Gordie, Teddy, Chris et Vern , âgés de 12 ans, qui décident de partir à la recherche du cadavre d'un enfant disparu peu de temps avant. Les prémices de l'histoire m'ont paru assez glauque. La recherche de cadavre, même dans les années 1960, ne me paraît pas vraiment être une activité classique pour des enfants de cet âge. Mais justement dans le livre je trouve que c'est très bien amené. On sent qu'ils savent qu'ils font quelque chose de dur mais ils ont besoin de le faire parce qu'à la fin de l'été chacun reprendra sa vie et que c'est la dernière chose qu'ils feront ensemble. Même si l'histoire est racontée par Gordie, une fois de venu adulte, on sent beaucoup de nostalgie. Au delà des péripéties qui leur arrivent on sent que le plus important pour ces quatre jeunes garçons le plus important est d'être ensemble face aux adultes. Parce que soyons honnête les adultes dans ce livre sont soit absent soit totalement tarés. Gordie est celui qui est censé avoir la famille la plus normale et il est totalement ignoré par ses parents. Teddy est battu par son père, au point d'en avoir perdu l'audition. Chris est battu par son père alcoolique et est un délinquant en devenir. Et Vern n'a pas deux sous de jugeotte et est martyrisé par son grand frère, voyou local. Ce récit estcelui de la fin de l'innocence de ces enfants. Il savent qu'après ça ils ne seront plus jamais les mêmes. Mais ils se sentent obligés de le faire. Parce qu'ils doivent devenir des hommes.
Alors il y a plein de choses problématiques dans cette nouvelle (l'absence des adultes, les grands frères livrés à eux mêmes et qui sont des délinquants, les femmes totalement absentes et qui amènent à une vision de la masculinité caricaturale). Mais au final, je garde un sentiment de douceur et aussi de douleur de quitter l'enfance.
Après j'ai eu, personnellement, beaucoup de mal à lire la partie sur la découverte du corps. Ayant vécu récemment un deuil dans ma famille j'ai eu du mal avec la description du cadavre (beaucoup trop réaliste à mes yeux) et aussi cette vision naïve de la mort de la part des héros. Mais cela est dû à mon histoire personnelle et pas au style de Stephen King.
Mais malgré tout c'est, pour moi, la meilleur nouvelle de ce recueil.
Je suis une fan absolue de ce film et j'ai toujours eu peur de lire la nouvelle. Parce que ce que j'aime dans le film c'est la complicité entre les personnages et j'avais peur de perdre ça à l'écrit. Mais lorsque j'ai décidé de me lancer je n'ai pas été déçue.
L'histoire est celle de Gordie, Teddy, Chris et Vern , âgés de 12 ans, qui décident de partir à la recherche du cadavre d'un enfant disparu peu de temps avant. Les prémices de l'histoire m'ont paru assez glauque. La recherche de cadavre, même dans les années 1960, ne me paraît pas vraiment être une activité classique pour des enfants de cet âge. Mais justement dans le livre je trouve que c'est très bien amené. On sent qu'ils savent qu'ils font quelque chose de dur mais ils ont besoin de le faire parce qu'à la fin de l'été chacun reprendra sa vie et que c'est la dernière chose qu'ils feront ensemble. Même si l'histoire est racontée par Gordie, une fois de venu adulte, on sent beaucoup de nostalgie. Au delà des péripéties qui leur arrivent on sent que le plus important pour ces quatre jeunes garçons le plus important est d'être ensemble face aux adultes. Parce que soyons honnête les adultes dans ce livre sont soit absent soit totalement tarés. Gordie est celui qui est censé avoir la famille la plus normale et il est totalement ignoré par ses parents. Teddy est battu par son père, au point d'en avoir perdu l'audition. Chris est battu par son père alcoolique et est un délinquant en devenir. Et Vern n'a pas deux sous de jugeotte et est martyrisé par son grand frère, voyou local. Ce récit estcelui de la fin de l'innocence de ces enfants. Il savent qu'après ça ils ne seront plus jamais les mêmes. Mais ils se sentent obligés de le faire. Parce qu'ils doivent devenir des hommes.
Alors il y a plein de choses problématiques dans cette nouvelle (l'absence des adultes, les grands frères livrés à eux mêmes et qui sont des délinquants, les femmes totalement absentes et qui amènent à une vision de la masculinité caricaturale). Mais au final, je garde un sentiment de douceur et aussi de douleur de quitter l'enfance.
Après j'ai eu, personnellement, beaucoup de mal à lire la partie sur la découverte du corps. Ayant vécu récemment un deuil dans ma famille j'ai eu du mal avec la description du cadavre (beaucoup trop réaliste à mes yeux) et aussi cette vision naïve de la mort de la part des héros. Mais cela est dû à mon histoire personnelle et pas au style de Stephen King.
Mais malgré tout c'est, pour moi, la meilleur nouvelle de ce recueil.


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