Comment ouvrir une auberge légendaire, Anne-Laure Guillaumat
Editeur : YBY éditions
Genre : Cozy Fantasy
Format : Novella
Nombre de pages : 138 pages
Date de parution : Mai 2026
Résumé :
Yennenga, pour perpétuer la tradition familiale, doit ouvrir une auberge légendaire. Une auberge où se retrouvent les aventuriers afin de trouver leurs missions. Penser à La Cantina dans Star Wars, ou au Poney Fringant dans Le Seigneur des Anneaux. Oui cette auberge avec un gars mystérieux dans le coin et des bagarres épiques en fin de soirée. Sauf que tout les bons lieux ont déjà leur auberge, tenue par une des femmes de la famille de Yennenga. Alors elle va en ouvrir dans le lieu le plus ennuyant possible, Mégria, la capitale des procédures administratives et des BRUTES (Bureaux et Registres des Usages, Techniques, Emplois et Services). L'administration aura t elle raison de sa mission ?
Bla bla :
Le samedi 25 avril je suis allée au Salon du Livre Lesbien pour récupérer les livres que j'avais réservés sur le site de YBY. Alors avant de me lancer dans l'avis je voulais déjà saluer cette initiative. Je trouve génial de pouvoir réserver des livres à récupérer en salon. Parce que cela permet de calculer son budget (et donc éviter les trop gros craquages), et pour l'éditeur cela permet de prévoir un peu mieux ses stocks.
Mon avis :
Avec cette lecture je savais très exactement où j'allais. Je voulais de la fantasy toute douce. Pas de batailles épiques. Pas d'enjeux planétaires. Juste une elfe, une orque et de la paperasse. Et j'ai eu bien plus que ça.
Déjà comme toujours avec YBY on a des représentations qui sont malheureusement trop rares.
Yennenga est métis (avec des cultures inspirées du Ghana et de la France). Et on vient bien comment elle lutte pour mêler ses deux cultures. Parce que sa famille maternelle interdit toute mention à la culture de son père. Sans avoir un discours moralisateur on a une dénonciation du racisme et surtout de la particularité du racisme envers les personnes métis. En plus, Yennenga est dyslexique. Donc évidemment tout son entourage pense qu'elle est bête. Sauf que pas du tout. Au contraire sa dyslexie lui permet de penser en dehors des cadres ordinaires. Parce que toute sa vie est régie par l'héritage familial et ses obligations. Alors que Yennenga veut juste trouver quelque chose qui lui plaît véritablement à elle.
Plectrude, ma petite orque que j'adore. Plectrude est grosse, verte et en burn-out complet. Parce qu'elle c'est retrouvé à devoir travailler aux BRUTES pour pouvoir vivre. Mais maintenant elle ne voit plus aucun sens à ce travail. Elle ne rêve que d'une chose, le faire péter de l'intérieur. Et sa rencontre avec Yennenga est l'occasion parfaite. On voit qu'elle ne s'aime pas vraiment. En fait elle se laisse porter par le quotidien. Et c'est tout. Alors quand elle découvre la véritable raison de la lourdeur administrative de Mégria, elle n'hésite pas une seconde.
Et leur relation entre toute les deux est toute choupi. On comprends que les deux se plaisent. Et qu'elles se mettent ensemble. Donc yeah les lesbiennes. Mais ça n'est pas non plus le noeud de l'histoire.
Et la résolution de l'histoire, parce que oui ça ne pouvait pas juste être la maison de fou d'Astérix version fantasy, est parfaite. C'est vraiment la quintessence de l'administration.
Alors oui j'ai lu ce livre en deux après-midi, mais les personnages restent encore en moi. Et j'ai passé un excellent moment en leur compagnie.



Commentaires
Enregistrer un commentaire