Knock at the cabin

Aujourd'hui je vais vous parler non pas d'un livre, mais d'un film. Mais comme beaucoup de productions actuelles, c'est une adaptation d'un roman, donc on reste toujours dans la thématique de ce blog. Il s'agit de Knock at the Cabin de M. Night Shyamalan, qui est donc une adaptation du roman La cabane aux confins du monde de Paul Tremblay, publié en 2018 aux Etats Unis et traduit en 2023 pour la sortie du film.

Wen, une petite fille rencontre dans les bois un homme gigantesque, Léonard. Celui ci cherche à devenir son ami et lui explique que sa famille et elle vont être confrontés à un choix difficile. Trois personnes portant des armes étranges rejoignent Léonard et cherchent à s'introduire dans la maison de vacances de Wen et ses deux pères. Ils leur disent alors qu'ils doivent faire un choix et que de ce choix dépend l'avenir de l'humanité

Tout d'abord je dois dire que j'avais hâte de voir ce film. Je ne suis pas particulièrement fan de M. Night Shyamalan, mais j'avais beaucoup aimé Split et Glass qui jouaient habilement sur la notion de ce qu'on tient pour vrai et réel. Et puis j'ai une affection particulière pour Dave Bautista. Que cela soit dans ces rôles ou lors de la promotion il a l'air de quelqu'un de bien. Et j'avais hâte de le voir dans autre chose que Les Gardiens de la Galaxie.

Et alors là j'ai été servie. La prestation d'acteur de Dave Bautista est clairement ce qui sauve le film. Parce que sans lui je n'aurais pas tenu jusqu'à la fin. Dave Bautista incarne parfaitement le personnage effrayant au premier abord, mais qui au final est une montagne de tendresse. Alors là il a surtout une hache et tue des gens. Mais au final il arrive à nous faire croire à cette histoire de fin du monde, que ses motivations ne sont pas celles d'un fanatique. 

En fait, tout du long on s'attends à une révélation absolument renversante. C'est un film de M. Nighth Shyamalan donc on se dit qu'il va forcément y avoir un twist final. Cela ne peut pas en être autrement. On a tous Sixième Sens ou Le Village en tête. Mais là rien. La fin, sans trop vous en révéler, est très décevante. Pas de grande révélation, pas d'interprétation à plusieurs niveaux. Le seul moment un peu bien est l'utilisation de la bande originale qui décrit l'état émotionnel des personnages. 

Est ce que l'on serait capable de choisir de tuer un membre de notre famille pour sauver l'humanité ? C'est la question centrale du film. Mais l’œuvre n'y réponds pas à la fin. Car certes il y a un choix de fait, mais pas comme il est posé au départ. Et cela amène à la question du sacrifice. Et je trouve cela bien plus intéressant au final que juste un dilemme moral comme celui du Choix de Sophie. Parce que là ça n'est pas la personne qui a fait le choix du sacrifice qui va devoir vivre avec, mais les survivants. Avec une culpabilité d'avoir survécu, mais en plus de ne pas pu avoir de contrôle sur cette survie. C'est cette partie du film qui m'a plus intéressée et m'a fait réfléchir après mon visionnage du film. Parce que la fin de l'humanité est un enjeu auquel il n'est pas facile de s'identifier. Mais le sacrifice d'un proche, ça on peut tous imaginer ce que cela nous ferait. 

C'est un bon film, mais j'ai été déçue. Parce qu'on a l'impression que cela aurait pu raconter tellement plus de choses.

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